dimanche 18 février 2018

Un cas de rougeole et c'est panique à bord !

Déjà en 2012 on discutait de l'intérêt de la vaccination contre la rougeole, comme l'atteste le (très long) billet intitulé La rougeole : Etat de l'Art sous forme de questionnement écrit par Claudina Michal-Teitelbaum (CMT) sur le site docteurdu16 et dont voici quelques extraits situés vers la fin (le billet est très très long...) :



  • La diminution progressive des anticorps peut donc expliquer le paradoxe de la vaccination de masse contre la rougeole. C’est à dire le fait que plus on vaccine massivement et plus il existe d’individus susceptibles dans une population comme l’ont montré les enquêtes séroépidémiologiques réalisées par le réseau Sentinelle de l’INSERM en 1998 et en 2009-10 chez plus de 2000 sujets âgés de 6 à 49 ans. Cette enquête a montré que la proportion des individus susceptibles, c'est-à-dire non protégés par des anticorps, augmentait à 10 années d’intervalle de 1 à 2% dans toutes les tranches d’âge, sauf chez les enfants de 6 à 9 ans (ICIdiapositive 6)  
  • D’autres études de séroprévalence faites dans différents pays européens grâce à des banques de sérum, montrent que une très haute  couverture vaccinale ne signifie pas nécessairement que la population est protégée. Un pays comme la Lettonie  qui a débuté la vaccination contre la rougeole très tôt, fin des années 60 et qui a un taux de couverture vaccinale élevée, de 97%,  a aussi la plus importante proportion de sa population (jusqu’à 40% selon les tranches d’âge)  qui n’est pas protégée par des anticorps (LA). 
Et CMT de souligner ce qui est important à retenir :
  • L’idée qui se dessine, compte tenu de ces différentes études, est que la circulation naturelle du virus n’a pas que des inconvénients. Car contrairement à ce qui est soutenu dans les documents et discours officiels ni la rougeole, et encore moins le vaccin, ne procurent une protection définitive contre de futures infections.
  • De ce point de vue, les épidémies chez les enfants auraient l’intérêt de relancer l’immunité dans les autres groupes d’âge, en provoquant  des infections légères ou inapparentes chez des adolescents ou adultes ayant déjà contracté la rougeole, et d’éviter ainsi que des cas sévères apparaissent chez des individus plus âgés. D’autre part, cette circulation permet d’assurer la transmission de concentrations élevées d’anticorps maternels aux nourrissons. Ces concentrations élevées d’anticorps leur permettent d’atteindre sans danger, des âges où la rougeole devient bénigne pour l’écrasante majorité des enfants en bonne santé.
Je pense également utile de préciser ce que ce médecin dit au sujet du prétendu lien entre vaccination et autisme :
  • Toutes les études épidémiologiques effectuées, y compris dans les pays nordiques, ont démenti ce lien. En particulier une étude danoise publiée en 2002 dans le New England Medical Journal portant sur plus de 500 000 enfants nés entre 1991 et 1998 dont 82% avaient été vaccinés. Compte tenu des 738 enfants  ayant un diagnostic d’autisme ou de troubles du spectre autistique le risque d’être diagnostiqué autistes, pour ceux vaccinés, semblait-être statistiquement légèrement moindre que pour ceux non vaccinés (LA).
Il doit y avoir bien d'autres articles sur le sujet, en France et ailleurs, mais le sujet étant tellement complexe il est illusoire pour un non-professionnel comme moi d'essayer de faire le tri dans tout ce qui se dit et se proclame, d'un côté comme de l'autre (car oui il y a des côtés au problème...)

Ce qui est sûr c'est que la population lambda, c'est-à-dire tous ceux qui, comme moi, sont moyennement concernés et n'ont aucune qualification pour décider ce qui est vrai ou faux, sont bombardés depuis quelques temps par une véritable campagne de diabolisation à l'encontre de toute personne se permettant de se poser des questions sur l'utilité de la vaccination obligatoire telle qu'elle a été instaurée pour les nouveau-nés à compter du 1er janvier 2018.

Il y a cependant une personne en qui j'ai une assez grande confiance, il s'agit du docteur Michel de Lorgeril, cardiologue, chercheur au CNRS, auteur notamment en 1992 de la célèbre étude épidémiologique sur le « paradoxe français » ; de Lorgeril est également bien connu pour sa bataille pour réhabiliter le cholestérol et lutter contre les statines, et c'est d'ailleurs sur ce dernier point que je lui suis particulièrement redevable (avec il faut l'avouer Philippe Even) puisque j'ai arrêté mon traitement depuis cinq ans et me porte depuis comme un charme.

Alors voyons un peu tout d'abord ce que l'on peut lire dans la presse sur le cas de cette personne récemment décédée dans un hôpital à cause de la rougeole, puis nous considèrerons le  point de vue sur cette question de Michel de Lorgeril.

Sur Journalisme et santé publique, le blog de Jean-Yves Nau, journaliste et docteur en médecine, dans Rougeole : femme, 32 ans, non vaccinée, vient de mourir au CHU de Poitiers. Et après ? :
  • Aucune fatalité et silence total des militants anti-vaccins. L’ARS de Nouvelle Aquitaine vient d’annoncer le décès d’une femme de 32 ans, au CHU de Poitiers, le 10 février. « La rougeole a entraîné des complications graves chez cette patiente. Elle a été accueillie au CHU le 1er février, puis a été orientée compte tenu de son état de santé en service de réanimation le 2 février. Elle n’était pas vaccinée contre cette maladie », indique l’ARS. Et le CHU de Poitiers ajoute que le décès est survenu « suite à des complications de la rougeole dans un contexte de comorbidités sévères et complexes ».
  • A quand des mesures de plus grande ampleur ? Pour l’heure personne n’évoque de vaccinations sous la contrainte. Selon l’ARS la couverture vaccinale en Nouvelle-Aquitaine est actuellement insuffisante pour faire face à cette épidémie : selon les données de Santé publique France, elle varie de 70,8 % à 81 % selon les départements. On sait, de plus, qu’en Nouvelle Aquitaine, la couverture vaccinale ROR deux doses chez les enfants de 2 ans en était, en 2015, inférieure à 80 % dans la majorité des départements.
  • Et maintenant ? Imaginons que l’épidémie « monte » vers Tours, puis vers Paris… Qui est à jour, à Paris et à Tours, de son carnet de vaccination ?

Il semblerait donc que ce journaliste médecin (ou l'inverse) soit un fervent partisan de la vaccination obligatoire de masse, il cite notamment l'ARS :

  • « Cette annonce renforce la nécessité, pour l’ensemble de la population, de vérifier rapidement sa vaccination, seul moyen de stopper l’épidémie, souligne l’ARS. La rougeole n’est pas une maladie bénigne, notamment pour les nourrissons et les adultes et peut entraîner des complications respiratoires (pneumopathies) et neurologiques (méningo-encéphalite) pouvant avoir des conséquences très graves. »


  • Une femme de 32 ans, non vaccinée contre la rougeole, est morte de la maladie au CHU de Poitiers (Vienne). Selon l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine qui annonce la nouvelle, la jeune femme a été hospitalisée le 1er février, puis placée en réanimation le lendemain. Elle n’a pas pu être sauvée.
  • Pourquoi la rougeole réapparaît ? Parce qu’il y a de moins en moins de personnes vaccinées ! Selon l’Agence Régionale de Santé, il faut une couverture vaccinale contre la rougeole de 95% pour éviter que cette maladie ne se propage. En Nouvelle-Aquitaine, là où sévit l’épidémie, elle n’est que de 80%.
  • Le vaccin est-il efficace ? Oui, à 100% selon les médecins, si on a bien reçu les deux doses de vaccins. Vérifiez donc sur votre carnet de vaccination.


  • Une femme de 32 ans, non vaccinée, est morte vendredi des suites de la rougeole. En Nouvelle-Aquitaine, l’épidémie continue de s’étendre et l'ARS tire la sonnette d'alarme. 
  • "Cette annonce renforce la nécessité, pour l'ensemble de la population, de vérifier rapidement sa vaccination, seul moyen de stopper l'épidémie", s’est empressée de communiquer l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle Aquitaine, réagissant à la mort d’une jeune femme des suites de la rougeole. Une femme de 32 ans, non vaccinée, est en effet décédée le 10 février au CHU de Poitiers, dans la Vienne, a-t-on appris mardi. Il s’agit du premier mort de cette infection virale de l’année en France, et seulement le vingtième en l’espace de dix ans (le dernier a été constaté en juillet, où une adolescente de 16 ans avait succombé à Marseille). Selon les autorités sanitaires, ce nouveau cas souligne l’urgence de rattraper le retard français en matière de vaccination contre la rougeole. Un retard qui reste criant, alors que l’obligation vaccinale est entrée en vigueur au 1er janvier pour les nouveaux nés.


Sur L'Express, dans L'épidémie de rougeole fait un mort dans la Vienne
  • Une personne est morte de la rougeole à Poitiers, a annoncé ce mardi l'Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine. Dans la région, une épidémie sévit depuis novembre 2017.
  • Une jeune femme est morte de la rougeole au CHU de Poitiers, dans la Vienne, a annoncé ce mardi à Bordeaux l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine. 
  • Cette femme non vaccinée, âgée de 32 ans et résidant à Poitiers, est morte le 10 février, selon le CHU. L'ARS précise dans un communiqué qu'elle avait été hospitalisée le 1er février puis placée en réanimation le lendemain. 

Et ainsi de suite, à chaque fois le journal en ligne reprend « ce que dit l'ARS » qui semble faire office de bible sur le sujet.

Alors que nous dit notre bon docteur de Lorgeril ?

Dans Rougeole en Aquitaine : un décès et une indécente « récupération » de propagande vaccinale il apporte son éclairage personnel, qui recoupe cependant en grandes parties ce que disait Claudina Michal-Teitelbaum en 2012 ; je retranscris intégralement son billet afin de ne pas le dénaturer :

*****

Une jeune femme sévèrement handicapée par son obésité morbide (elle ne sortait plus de chez elle) serait décédée des complications de la rougeole au CHU de Poitiers en Février 2018.
Peu d’informations ont filtrées ; le dossier médical est probablement complexe.
Respectons la victime et sa famille ! Merci !
Comme cette jeune femme n’était pas vaccinée, les lapins crétins en profitent pour déverser des tonnes de « bonne conscience » vaccinaliste et antiscientifique.
Vous n’aurez pas de commentaires superflus et indécents de ma part !
Je ne suis en effet ni ministre, ni journaliste ; mais un peu nauséeux quand même face à ce déferlement d’idioties…
Restons factuels :
1- la rougeole mortelle avait quasiment disparu du territoire avant la vaccination de masse.
2- la rougeole adulte et celle du nourrisson sont apparues depuis la vaccination de masse.
3- la rougeole adulte et celle du nourrisson sont plus dangereuses que celle de l’enfant.
4- la rougeole adulte mortelle est une conséquence de la vaccination de masse.
5- outre les complications individuelles de la vaccination, il serait urgent de tenir compte des complications communautaires de la vaccination, par exemple le phénomène de déplacement.
6- ce phénomène de déplacement  correspond aux déplacements de l’âge des victimes de la rougeole. Autrefois, la rougeole se vivait à l’école primaire : maladie bénigne de l’enfance ; mortalité faible (ou nulle) en relation avec des cas d’immunodéficience primitive ou secondaire qui nécessitaient des traitements avec des immunoglobulines.
L’hystérie vaccinaliste qui suit ce décès à Poitiers est prototypique de la Société du Spectacle : l’inversion cynique de la réalité des faits.
On accuse l’absence de vaccin alors qu’il faut questionner la vaccination de masse, les concepts de couverture optimale et de vaccins altruiste. Comme discuté dans mon billet précédent.
La dramatisation indécente de ce cas fait oublier la réalité des faits :
- nombre décès par rougeole par an en France : 1
- nombre décès par tuberculose par an en France : plus de 500
- nombre décès par maladies cardiovasculaires par an en France : plus de 100 000 !
Cela étant dit, on fait quoi ? On réfléchit peut-être ?
Je crains que ce soit beaucoup demander à ceux qui ont la tête dans le sac !
Une priorité absolue : ne pas politiser la Santé Public !
*****
Dans son billet précédent, qu'il évoque ci-dessus, intitulé L’épidémie de rougeole et la couverture vaccinale : la réalité des faits en Europe, de Lorgeril nous montrait deux cartes, tirées du site atlas.ecdc.europa.eu, qu'il convient de méditer :

Cas enregistrés de rougeole pour l'année 2017 ; source atlas.ecdc.europa.eu

Couverture vaccinale (à deux doses) contre la rougeole pour la période 2015-2016 ; source atlas.ecdc.europa.eu

La constatation de Michel de Lorgeril est la suivante :
  • Examinez l’Allemagne, l’exemple universel de sagesse et d’efficacité. Ils se vaccinent plus mais ils font plus de rougeole que nous !
  • Sont idiots ces allemands ?
  • Les espagnols et les anglais se vaccinent plus que nous mais font tout autant de rougeole !
  • Sont stupides ces anglais, ces espagnols ?
  • Leçon du jour à méditer dans les Ministères et les Parlements : il n’y a pas de parallélisme (pas de concordance) entre la couverture vaccinale et la fréquence des cas de rougeole.
  • Les concepts de « couverture vaccinale » et de « vaccin altruiste » doivent être ré-examinés de toute urgence par de vrais experts vraiment indépendants de l’Industrie et du Ministère !

Je me suis « amusé » à utiliser l'application (parfois longue à tourner) du site atlas.ecdc.europa.eu afin de regarder ce que cela donnait pour les 11 vaccins obligatoires en France depuis le 1er janvier 2018 et à faire le parallèle avec l'Allemagne ; j'ai sélectionné deux données, la première concerne le nombre de cas reportés (la dernière année connue), la seconde, entre parenthèses et en rouge, le nombre de morts suite à la maladie ; voici ce que cela donne, maladie par maladie :

                                                                         France                                Allemagne

Diphtérie                                                       non représentée               non représentée
Tétanos                                                           12 (3 en 2015)                                  néant
Polio                                                              non représentée               non représentée
Coqueluche                                                   non représentée               non représentée
Haemophilius influenza B                         490  (néant ou inconnu ?)  542 (26 en 2015)
Hépatite B                                                       100  (néant ?)                  632 (néant ?)
Méningocoque C                                            462  (11.1 en 2015)       286 (9.3 en 2015)
Pneumocoque                                                3299 (néant ?)                  aucune donnée...
Oreillons (mumps)                                          néant...?                             699 (0)            
Rougeole (measles)                                    518 (1 en 2017, 0 en 2016)  929 (1 en 2017, 0 en 2016)
Rubéole                                                           néant...?                               73 (0)

A noter qu'en 2016 et 2017 c'est en Roumanie qu'il y a eu une véritable épidémie de rougeole (12 morts en 2016, 19 en 2017...) ; en ce qui concerne la France et l'Allemagne, elles font jeu égal en matière de morts.

Il faut être conscient que l'exercice de comparaison est périlleux, car on ne peut jamais être certain qu'on compare des choses comparables, surtout entre pays où les méthodes de calcul ou de recensement des données peuvent être différentes, il faut donc rester très prudent et ne pas tirer de conclusion hâtive.

Par ailleurs on ne peut pas généraliser ce qui est (peut-être) valable pour la rougeole à toutes les autres maladies infectieuses, chacune devrait être étudiée à part et j'aimerais avoir des précisions sur l'utilité, par exemple, de la vaccination obligatoire des nourrissons contre l'hépatite B, ou sur l'utilité de vaccinations non obligatoires comme celles contre la grippe ou la papillomavirus ; je précise à ce sujet que je ne me vaccine pas contre la grippe, par contre je m'assure tous les ans avant le début de l'hiver que ma mère (93 ans) sera bien vaccinée ; par ailleurs ma fille a été vaccinée contre le papillomavirus et s'est également fait vacciner contre toutes les saloperies qu'elle était susceptible d'attraper lors d'un voyage au Mozambique, on ne plaisante pas avec la santé des enfants et des personnes âgées.

Bref beaucoup de questions pour les profanes, mais des quasi-certitudes émanant de certains professionnels n'ayant pas de conflits d'intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques.

Quant à Agnès Buzyn, notre ministre des Solidarités et de la Santé et accessoirement mariée au directeur général de l'INSERM, que faut-il en penser ? Marc Girard a un avis tout personnel.

  • Compte tenu de la créativité vaccinale démentielle des fabricants, qu’opposera-t-on aux autorités lorsqu’une autre bouffonne exerçant comme ministre, avec le concours de tous « les experts » qu’on voudra [28], soutiendra que le coût économique et sociétal du tabac et de la drogue sont tels qu’ils justifient que l’on vaccine dès la naissance contre ces deux toxiques ?
  • [...] que vaut la parole d’un ministre qui n’a même pas la décence de dissimuler sa dévotion aux lobbies pharmaceutiques ?
  • La presse du 16/06/17 rapporte la précipitation aussi grotesque dans la forme que monstrueuse dans le fond avec laquelle, sans la moindre vergogne, Agnès Buzyn s’applique à concrétiser les épaisses manigances de Touraine concernant les obligations vaccinales.
  • RÉSUMÉ – On commence par analyser le discours médiatique béat qui tend à faire accroire qu’en désignant Agnès Buzyn comme ministre de la santé, le jeune Macron – protégé des increvables débris du vieux système – aurait fait le choix d’un gros calibre. On s’applique, notamment, à montrer la vacuité des propos que la nouvelle ministre a publiquement tenus sur les conflits d’intérêts, sur le dépistage mammographique et sur les vaccins. On conclut que l’élargissement des obligations vaccinales, régulièrement évoqué sur ce site depuis 5 ans, est en bonne voie, dans la logique d’une criminalité médico-pharmaceutique qui, après le piteux scandale de la pandémie porcine, a repris du poil de la bête grâce à la mystification Médiator.
  • C’est, comme par hasard, à propos de conflits d’intérêts qu’Agnès Buzyn s’était d’emblée signalée en proclamant sans hésiter ni rougir que « vouloir des experts sans aucun lien avec l’industrie pharmaceutique pose la question de la compétence des experts » (Médiapart, 07/03/2016)
  • Renvoyant mes lecteurs à mes textes précédents pour justifier que dans sa promotion du dépistage mammographique (20 Minutes.fr, 28/09/11, AFP, 03/02/12), Agnès Buzyn se positionne plutôt en retard sur les plus éminentes instances en pareille matière (à commencer par la fondation Cochrane [14]), je voudrais ici souligner à quel point cet anachronisme promotionnel de notre nouveau ministre s’enracine dans une tradition médicale profondément antiscientifique, fondée sur des arguments de pseudo bon sens et des occultations ciblées [...]
  • Le compte rendu de cette audition [par la commission Fischer] de la future ministre est, lui aussi, déprimant : dans la dizaine de pages de sa dé(com)position, on y entend toutes les idées reçues sur l’excellence de nos experts et de la commission présidée par Madame Buzyn, sur la méthodologie forcément « très robuste » qui y prévaut, sur le calendrier des vaccinations, sur le dépistage, sur l’information, sur les campagnes de vaccinations, sur LE vaccin, sur la Dépakine et sur la maladie de Lyme, mais RIEN sur l’essentiel : l’efficacité et la tolérance DES divers vaccins disponibles. RIEN non plus sur l’intérêt additionnel d’une obligation, dont la France est quasiment le seul promoteur dans les pays développés. On a déjà vu plus convaincant en matière « d’information » et de « méthodologie »…

Bref, Girard habille Buzyn jusqu'à la fin du mandat de Macron, date à laquelle il passera probablement à une autre tête de turc.

Moi je regarde tout ça avec circonspection et vous laisse vous démerder, cher lecteur, avec tous ces éléments que je propose à votre sagacité (et j'en connais un qui en a à revendre des tonnes mais n'a aucun échantillon sur lui...)