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jeudi 15 juin 2017

Pascal Picq n'est pas simiesque cela...

Après plusieurs billets sur l'homme et le singe (ici, ici et ici) n'est-il pas temps de conclure ?

Enfin, conclure provisoirement, car le sujet semble inépuisable...

J'ai reçu il y a quelques jours le dernier ouvrage de Pascal Picq, Qui va prendre le pouvoir ? dont j'ai commencé à lire l'introduction et quelques passages qui me semblaient intéressants, mais que je vais emporter avec moi (l'ouvrage, pas Pascal Picq) samedi pour toute la semaine prochaine où je serai dans le Queyras pour changer un peu d'air ; j'aurai l'occasion de le lire complètement le soir à la chandelle avant de m'endormir après une rude journée à crapahuter dans la montagne (à cette occasion j'en profite pour informer mes deux ou trois lecteurs que je n'emporte pas de PC avec moi et que mon téléphone ne me servira qu'à téléphoner en cas de besoin urgent, par conséquent le blog sera au repos forcé et je ne répondrai à aucun commentaire pendant cette période)

D'après le peu que j'aie lu il me semble (mais Robert me dirait que je ne sais pas lire) que Pascal Picq fait bien la différence entre d'un côté l'Homme et de l'autre côté les singes (grands ou petits, peu importe)

Extraits de l'introduction du livre, dont le titre complet est : Qui va prendre le pouvoir ? Les grands singes, les hommes politiques ou les robots.

Cela commence très fort avec :
  • page 9 (première phrase de l'introduction) : Les grands singes auront disparu d'ici 2050.
Je ne sais peut-être pas lire mais cette phrase très courte semble vouloir dire que si l'Homme est un grand singe lui-même, alors nous aurons disparu dans 33 ans...

A moins évidemment que Pascal Picq ne sache pas s'exprimer ou bien qu'il s'ingénie à noyer le poisson dès le début afin de désorienter les lecteurs convaincus comme Robert.
  • toujours page 9 (6 lignes plus bas) : On ne voit [...] pas en quoi la survie des singes et des grands singes pourrait obscurcir l'avenir radieux de l'humanité.
Ouf, je suis rassuré, l'humanité (donc l'Homme) ne va pas disparaître en 2050, quand les singes et les grands singes auront tous disparu !
  • toujours page 9 (juste après ci-dessus) : Si les grands singes se trouvent menacés par les hommes, et non pas l'inverse, [etc.]
Nous ne sommes qu'à la toute première page du livre de Pascal Picq et il nous a déjà clairement fait comprendre à trois reprises que les hommes (les femmes on sait pas...) et les singes cela fait deux ; mais il est vrai que je ne sais pas lire.

Alors continuons la non-lecture du livre de Pascal Picq.
  • page 13 : Est-il nécessaire de rappeler que nous faisons toujours partie des primates ?
La question qu'on est en droit de se poser ici est : est-ce que primate = singe ?

Pour répondre à cette question regardons ce qu'en dit wikipedia :
Je suis content d'apprendre que j'ai une assez proche parenté avec le lapin, mais vu la propension de certains humains à copuler frénétiquement on peut comprendre d'où nous tenons cela.

Et wikipedia nous donne quelques pistes à explorer (je parle surtout pour Robert) avec ceci :
  • La phylogénie du groupe, autrement dit la formation et le développement des espèces, est bien établie et sa structure est relativement bien connue. Il existe encore plusieurs points qui font débat comme le cas particulier de la relation entre l'espèce humaine et les grands singes qui est un sujet délicat.
Un « sujet délicat », comme c'est bien dit !

Et voici le magnifique arbre phylogénique des primates :

On remarquera deux choses, essentielles :
  1. Aucune mention des singes dans cette arborescence ;
  2. L'Homme fait bien partie des primates, il est tout en bas, dans la famille des Hominidae, dont voici le cladogramme (incluant les Hylobatidae)
A nouveau, deux remarques :
  1. Aucune mention des singes dans cette arborescence ;
  2. L'Homme (Homo) fait partie des Hominini en compagnie des chimpanzés et des bonobos.
Ces arborescences sont à rapprocher du schéma dessiné par Pascal Picq et que j'avais reproduit ici :


On distingue bien les embranchements menant à :
  1. O pour orang-outan (Pongo)
  2. G pour gorille (Gorilla)
  3. Chimp pour chimpanzé (Pan)
  4. H pour homme (Homo) et avant lui australopithecus (paix à son âme) 
Et on remarque le DAC, ou Dernier Ancêtre Commun à l'homme et au chimpanzé ; ce DAC étant lui-même ce que l'on nomme dans un langage relâché un "singe", étant lui-même issu d'une lignée ayant donné les "grands singes" actuels auxquels il faut ajouter une partie de sa descendance, les chimpanzés et les bonobos, eux-aussi qualifiés de "grands singes".

Et c'est Yves Coppens, rappelons-le, qui dit (ou du moins son éditeur qui le dit, mais on peut penser qu'il a lu et compris le livre de Coppens...) :
  • L'homme ne descend pas du singe, mais d'un singe [...]
Sans compter ce que Coppens a écrit dans Pré-ludes et que j'avais rapporté ici parce que je l'ai moi-même lu de mes yeux lu :
  • Page 53 : Ces grands cousins (i.e. les chimpanzés, les bonobos, les gorilles) n'étant véritablement observés dans leur milieu que depuis un petit demi-siècle (le livre de Coppens date de fin 2014), l'étonnement ne cesse de grandir face à ce que l'on découvre et porte naturellement à l'exagération (attention c'est pour bientôt), comme lorsqu'on déclare : « Le singe est un homme » ou « L'homme est un singe », deux propositions tout aussi abusives l'une que l'autre. (je vous avais prévenus !)


Mais continuons la lecture du livre de Pascal Picq.
  • page 14 : En fait, seuls les chimpanzés et les hommes sont des grands singes politiques.
Nous y voilà, les hommes seraient donc, comme les chimpanzés, des singes !

Ah mais oui mais non...

Les hommes et les chimpanzés sont "des grands singes politiques" ; et si l'on y réfléchit bien le mot important ici n'est pas tellement "singe", mais "politique" ! Comme on qualifie parfois un homme de singe (personne très laide, patron...), ici on qualifie le chimpanzé d'animal politique pour le comparer aux hommes politiques (c'est justement le sujet du livre...)

Pour se convaincre que Pascal Picq ne mélange pas les torchons et les serviettes :
  • page 16 (6 lignes avant la fin de l'introduction) : Les grands singes actuels n'ont jamais été nos ancêtres, mais nous avons des origines communes.
Et avoir des origines communes est parfaitement en adéquation avec tout ce qu'on a vu plus haut et ne signifie en aucune façon que nous soyons des grands singes nous-mêmes.

Mais je dois certainement avoir mal lu, ou bien je devrais peut-être changer de lunettes, je vais y penser après ma semaine de randonnées en montagne qui va me faire le plus grand bien pour mes neurones fatigués (et il m'en faut peu pour fatiguer mes neurones)

Rendez-vous donc dans un peu plus d'une semaine pour quelques éventuels compléments d'information (on ne sait jamais, je vais peut-être découvrir que je suis vraiment un singe après tout et il faudra que je m'y fasse, Robert a l'air de bien s'en sortir, lui)



mercredi 14 juin 2017

Il fait chaud et François Gervais regarde ailleurs...



  • à 0:30 : [...] plus personne ne parle beaucoup du réchauffement climatique, pourquoi ?
Oui, pourquoi ? François Gervais va nous le dire et le prouver de manière irréfutable :
  • à 0:34 : [...] simplement parce que la température de la Terre ne change plus depuis une vingtaine d'années ... Bien sûr il y a des fluctuations, en général qui sont liées à des phénomènes dans le Pacifique, alors un phénomène chaud ça va faire un pic El Niño, un phénomène froid ça va faire un pic La Niña [...] si on fait abstraction de ces fluctuations la température n'a pas bougé depuis 20 ans [...]
Bon, pas la peine d'aller plus loin, on vérifie d'abord qu'on est bien en 2017 (la vidéo a été ajoutée le 8 mai 2017, c'est donc tout chaud...) et que, par conséquent, en faisant un simple calcul arithmétique que même moi je me sens capable de tenter, on en déduit que la température n'a pas évolué depuis l'année 1997 (de 1997 à 2016 cela fait 20 ans tout juste) ; comme c'est bizarre, le début de cette "série" coïncide pratiquement avec un pic El Niño parmi les plus forts, mais cela n'est que pure coïncidence...

Alors en tout premier lieu regardons l'évolution de la température en faisant un zoom sur les 20 dernières années.

Commençons, à tout seigneur tout honneur, avec Roy Spencer, qui pratique la discipline du climatoscepticisme et boxe dans la catégorie lukewarmer (laquelle ne nie pas le réchauffement et les lois de la physique, mais estime que "ce n'est pas un problème")
  • The Version 6.0 global average lower tropospheric temperature (LT) anomaly for May, 2017 was +0.45 deg. C, up from the April, 2017 value of +0.27 deg. C
Déjà, à la lecture de ce graphique on croit comprendre pourquoi François Gervais tient tant à parler uniquement des 20 dernières années ; malheureusement pour lui il semblerait qu'il ne soit pas très bon en arithmétique, car en partant de l'année 1997 on se trouve en fait dans le creux pré-Niño de 1998, celui qu'il voudrait bien prendre pour point de départ afin de « prouver » que la température n'a pas changé depuis 20 ans. Voyons de plus près en zoomant à l'aide de Woodfortree et en choisissant comme Roy Spencer les données UAH avec deux dates de départ différentes, 1997 et 1998 :


On voit bien la différence, en partant de 1998 ça « chauffe » beaucoup moins qu'en partant de 1997 ; François Gervais aurait donc dû dire que « la température n'a pas bougé depuis 19 ans », il aurait même pu montrer une baisse en choisissant 1998 !

Sauf bien sûr que tout ça c'est du pipeau puisqu'il le dit lui-même, « si on fait abstraction de ces fluctuations », en parlant du phénomène ENSO, la température est censée ne pas avoir bougé, sauf que « si on fait abstraction de ces fluctuations » on s'aperçoit en fait que la température n'arrête pas de monter, et ce même en prenant comme base de départ l'année 1979 quand les données satellitaires ont commencé à être disponibles :

Ce dernier graphique, que tout un chacun peut générer sans aucun problème, correspond peu ou prou à celui de Roy Spencer ; on part de -0,3 en 1979 pour arriver à environ +0,5 en 2016, soit une augmentation de la température de quelques 0,8 degrés sur une période de seulement (2016-1979) 38 ans !

Maintenant si on regarde les données NOAA (là il s'agit des températures de surface des terres et des océans) on obtient ceci depuis 1880 :



Et si l'on prend la période 1997-2017 :



Et avec GISS (toujours les températures de surface terres plus océans) : 


Et pour finir RSS :


Ah mince alors, là ça descend, et même très fortement ! Ah ben oui, forcément, il s'agit des données TLS, c'est-à-dire qui correspondent à la basse stratosphère, justement là où la température diminue en partie « à cause de l'effet de serre » !
  • Globally averaged temperature anomaly time series for the Lower Tropospheric Stratosphere (TLS).  The plot shows the cooling of the lower stratosphere over the past 3 decades.  This cooling is caused by a combination of ozone depletion and the increase of greenhouse gases.  During the most recent decade, the rate of cooling has reduced substantially. 
Mais si l'on prend la basse troposphère (TLT), RSS est plutôt en accord avec UAH :


On part de -0,1 en 1979 (à vue de nez) pour arriver à +0,5 en 2017 (avec pic à +1 en 2016...) soit +0,6 de hausse, alors que UAH en était à +0,8...

Donc RSS « chauffe » un peu moins que UAH, mais Roy Spencer lui-même n'avait-il pas avoué :
  • [...] those of you who REALLY REALLY need the global temperature record to show as little warming as possible might want to consider jumping ship, and switch from the UAH to RSS dataset.
C'est clair non ?


Et notre El Niño de 2017 dans tout cela ?

Actuellement nous expérimentons en France des températures exceptionnellement élevées pour un mois de juin, mais qu'en est-il dans le monde et est-ce qu'un El Niño est là pour expliquer quoi que ce soit ?

Pour les températures globales, c'est-à-dire au niveau mondial et non uniquement français, nous avons vu plus haut ce qu'il en était, elles montent inexorablement ; on peut regarder ce qu'en disent certains « confrères » blogueurs bien plus calés que moi sur le sujet :
  • moyhu
    • So far in 2017, in the Moyhu NCEP/NCAR index , January to March were very warm, but April was a lot cooler. May recovered a little, rising from 0.34 to 0.4°C, on the 1994-2013 anomaly base. This is still warm by historic standards, ahead of all annual averages before 2016, but it diminishes the likelihood that 2017 will be warmer than 2016.
  • hotwhopper
    • For RSS TTT (troposphere), the 12 months to May 2017 is the second the hottest 12 months in the record (comparing similar June-May periods). Now that last year's intense El Nino has dissipated, May itself was the just the fourth hottest May, with May 2016 the hottest.
    • The lower troposphere (UAH v6) also showed the 12 months to May as the second hottest on record. However, in the UAH record, May was the third hottest May on record, after May 1998 and May 2016. 
On constate donc que malgré l'absence, pour le moment, d'un El Niño censé booster les températures, nous enregistrons à fin mai des températures qui ne paraissent pas particulièrement à la baisse...

Même si apparemment 2017 ne devrait pas (c'est encore au conditionnel) être plus chaude que 2016, on voit bien que c'est kif-kif, alors qu'en serait-il si nous avions vraiment un autre El Niño dès l'automne 2017 ?

En fait, selon ce que l'on apprend auprès de skepticalscience, il y aurait 50-55% de chances de continuer à avoir des conditions neutres jusqu'à la fin de l'année, avec ce graphique à l'appui :


Le site du NOAA nous informe précisément :
  • Synopsis: ENSO-neutral is favored (50 to ~55% chance) through the Northern Hemisphere fall 2017. 
  • However, chances for El Niño remain elevated (35-50%) relative to the long-term average into the fall.
Donc c'est quand même du 50-50 pour avoir soit du Niño soit du neutre pour cet automne, les entrailles de poulet n'arrivent pas à se décider et demeurent dans un certain flou artistique.


Alors que penser, après avoir lu tout cela, des affirmations de monsieur François Gervais ?

Je me hasarderai personnellement à avancer deux hypothèses :
  • il s'agit d'un crétin qui usurpe un titre de physicien
  • il s'agit d'un escroc qui prend les gens pour des crétins
Si vous avez une troisième option merci de me le faire savoir.

Pour aller plus loin avec François Gervais et en apprendre plus sur l'individu : videos

On admirera notamment :


Ah si, il existe bien une troisième option qui me revient à l'instant à l'esprit :
  • il s'agit d'un extra-terrestre qui vit dans un monde où les lois de la physique sont différentes que sur notre Terre
Donc si vous avez une quatrième option...

*****

Liens utiles :


dimanche 11 juin 2017

Autour du château de Termes

Le titre du présent billet est le même que celui qui figure page 94 du numéro spécial de Pyrénées magazine, édition 2016 (numéro 03297)

La balade proposée nous emmène dans les Corbières avec comme point de départ et d'arrivée le pittoresque village de Termes.

Le trajet est un court circuit d'environ 3 heures qui fait le tour du château de Termes (d'où le titre) et nous donne d'impressionnantes vues sur le canyon de la clue du Terminet.

J'étais venu pour faire ce canyon il y a environ 30 ans, quand je pratiquais assidûment la randonnée, l'escalade et le canyoning, malheureusement j'avais dû rester dans la voiture pendant que mes copains allaient découvrir cette gorge qui n'était alors pas aussi pratiquée qu'aujourd'hui, car je m'étais déchiré un adducteur  la veille, dans un canyon catalan, côté espagnol, dont je ne me souviens plus du nom, et ma jambe était devenue comme un bout de bois que le moindre mouvement réveillait pour m'arracher une grimace de douleur.

Je n'étais pas revenu ici depuis lors mais je reconnus l'endroit immédiatement.

La balade eut lieu hier samedi, pendant une journée chaude, très chaude, le thermomètre dépassant allègrement les 30° à l'ombre, cependant comme elle est courte et se passe en très grande partie sous le couvert de la végétation méditerranéenne caractéristique des Corbières (garrigues, pinèdes, sous-bois de chênes verts) on supporte assez facilement les ardeurs du soleil, d'autant plus que les dénivelées ne sont pas extraordinaires.

Voici d'ailleurs un aperçu du parcours aidé en cela par mon GPS Backtrack D-Tour (qui, au passage, ne sert pas à s'orienter, contrairement à ce que certains semblent penser...)


On remarquera que la différence entre le point haut et le point bas n'est même pas de 300 mètres ; la pause au milieu (entre 1,7 et 1,9 environ) correspond à la halte déjeuner effectuée dans un coin quasi paradisiaque qui constitue la fin du canyon :


L'autre « pause » entre 2,6 et 2,7, située au deuxième point haut du circuit, correspond à la visite du château de Termes dont voici d'abord la vue plongeante depuis le satellite :


Et une vue moins plongeantes (quoique...) englobant château et canyon, prise depuis la crête et le point le plus haut du circuit :


A noter qu'au départ il ne faut pas suivre « à la lettre » les indications du topo-guide de Pyrénées magazine, car elles induisent en erreur ; en effet le texte dit vaguement «  Depuis les agréables bords du Sou. au village de Termes (338m), monter au-dessus de l'église en suivant le balisage rouge et blanc. A la première intersection, où on revoit le goudron, partir à droite. ». Malheureusement il est interdit de se garer dans le village et il faut aller dans un parking obligatoire situé à l'est ; si l'on suit alors le chemin aménagé on arrive à l'église, on monte à sa droite, par plusieurs escaliers de pierre et en passant par des petites terrasses plus ou moins privatives, et on découvre effectivement du goudron, mais si on le prend sur la droite comme il est dit dans le topo on se retrouve...au parking ! Il faut en fait prendre à gauche « au goudron » et on trouve assez facilement le véritable départ matérialisé par le balisage rouge et blanc, et c'est à cet endroit qu'on prend sur la droite ; et ce n'est qu'à la fin de la balade, quand on revient dans le village, qu'on comprend d'où celui qui a écrit le topo était parti...

Pour mieux visualiser le début du circuit dans le village voici un zoom de nos errements initiaux :


On voit parfaitement qu'au-dessus de l'église il faut aller à gauche, et non à droite ; on remarque également :
  • le grand bâtiment en bas à gauche qui est l'accueil où il faut s'inscrire, et payer, pour visiter le château (ce dont nous nous sommes dispensés, étant parvenus au château avant d'arriver à l'accueil...)
  • la mairie/café/restaurant au centre en bas, où nous avons dégusté une délicieuse citronnade
  • le parking aménagé à droite, bien à l'extérieur du village
  • l'église au centre, située au nord de la mairie, où l'on peut voir un cadran solaire indiquant approximativement l'heure qu'il est...
Le cadran indiquait quelque chose comme neuf heures moins le quart alors qu'il était presque dix heures trente, soit un décalage d'une heure trois-quarts environ ; on dit qu'avec l'heure d'été nous avons deux heures d'avance par rapport au soleil, mais cela n'est pas vrai partout en France, il faut tenir compte de la longitude, soit 3,17 Est pour Termes, soit environ 15 minutes de décalage ; pour en savoir un peu plus j'ai trouvé ce site qui me semblait le plus précis sur le sujet, avec le schéma suivant à prendre en compte également pour l'équation de temps :

Le 10 juin, date de la balade, la correction devrait être quasi-nulle... Wikipédia donne un schéma plus détaillé et plus complexe mais qui semble dire la même chose :


L'écart est donc expliqué par la longitude Est du village de Termes qui entraine une déviation de 15 minutes qu'il faut ajouter à l'heure trois-quarts de différence entre ma montre et l'heure solaire, et on arrive aux 2 heures d'avance.


Pour terminer (et pour Terminet...) un mot sur la clue dont voici un aperçu satellitaire :


Le point de départ du canyon est sur la droite, après les tunnels, la sortie se trouve à l'endroit où nous avons fait notre pause déjeuner, aisément reconnaissable avec la forme en cul-de-sac du trajet parcouru, et l'endroit où les gens garent leur voiture se trouve avant le premier tunnel, sur la gauche, à peu près là où notre trajet effectue une épingle à cheveu pour quitter la D40 et emprunter l'ancien chemin d'accès au village.

Une clue est l'autre nom de la cluse jurassienne.

Wikipédia nous dit :
  • Une clue ou cluse est une vallée creusée perpendiculairement dans une montagne par une rivière, mettant ainsi à jour sa structure en anticlinal en créant une gorge ou un défilé encadré par des escarpements.
  • Les cluses se rencontrent essentiellement dans des massifs calcaires. Une cluse permet généralement de passer d’un val à un autre sans devoir emprunter un col.
Je n'ai rien trouvé concernant la clue du Terminet sur le plan géologique, je ne sais donc pas de quelle façon elle s'est formée, c'est-à-dire :
  • soit par antécédence d'un cours d'eau. En d’autres termes, le cours d’eau, présent avant le soulèvement d’un relief, est assez puissant pour inciser les roches sédimentaires sur son tracé ;
  • soit par la capture d’un ruz (évidement d'un flanc d'une montagne) par un autre, via parfois un cours d’eau mis en place au sein d’une combe
A chacun de se faire une opinion...ou de trouver l'information !


Pour ceux intéressés par le canyoning lui-même dans la clue, voici quelques liens dont je recommande particulièrement le visionnage du premier pour bien percevoir le caractère ludique de l'activité (avec des rugbymen !) :


jeudi 8 juin 2017

Encore quelques singeries

En lisant un article dans le dernier numéro de L'Express j'ai pensé à Robert et aux singes.

Cet article est une entrevue entre une journaliste, Claire Charlier, et le paléoanthropologue...Pascal Picq !

Le même Pascal Picq sur lequel nous avons longuement discuté ici, notamment dans les commentaires :
    • [...] Pascal Picq est le premier a admettre que nous sommes des singes, vous n'allez quand même pas le contredire ? Si ?

      http://www.universcience.tv/video-l-homme-est-un-singe-2455.html

      Robert
Je n'avais pas pu visionner cette vidéo, car je n'avais pas le plug-in nécessaire, mais ayant entre-temps changé de disque dur (l'ancien m'a lâché assez brusquement) et ayant chargé apparemment les applications « qui vont bien » je suis maintenant en mesure de regarder cette démonstration filmée dans laquelle Pascal Picq tente d'expliquer au commun des mortels en quoi l'homme ne descend pas du singe, mais serait en fait lui-même un singe, et le moins que l'on puisse dire est qu'en matière de clarification on ne peut pas dire que Pascal Picq soit un champion...

Alors commençons par regarder cette vidéo et je vous parlerai ensuite de l'article de L'Express.

Le lien est donc celui-ci http://www.universcience.tv/video-l-homme-est-un-singe-2455.html, il s'agit d'un site dédié à la science et proposant donc des vidéos de vulgarisation dont fait partie celle de Pascal Picq, qui est introduite comme suit :
  • L'homme descend-il du singe ? Non ! nous répond Pascal Picq, l'homme fait partie des singes. Le paléoanthropologue s'attaque avec vigueur et humour aux idées reçues, armé de son feutre bleu et de son tableau blanc...
S'attaquer aux idées reçues, voilà une idée qu'elle est bonne, mais quand c'est pour brouiller le message et le rendre confus on se pose des questions ; voici quelques extraits avec mes commentaires.

  • à 0:22 [...] l'homme ne descend pas du singe [...] l'homme fait partie des singes, seulement le singe des philosophes et des théologiens n'est évidemment pas celui des naturalistes et des évolutionnistes [...]
Remarquons tout de suite le bémol de Pascal Picq, il y aurait donc un singe des philosophes et des théologiens et un singe des naturalistes et des évolutionnistes ; reste à savoir si ces derniers partagent le même avis que Pascal Picq...
  • à 0:36 [...] les singes c'est un grand groupe de mammifères adapté à la vie dans les arbres et qui fait partie d'un groupe qu'on appelle les primates.
Alors là se pose immédiatement la question : est-ce que l'homme, qui d'après Pascal Picq serait un singe, est « adapté à la vie dans les arbres » ? Personnellement j'ai plutôt l'impression que nous avons perdu il y a fort longtemps cette aisance qu'ont nos amis les singes à se balancer de branche en branche...
  • à 0:58 [...] ce qui est intéressant c'est lorsqu'on regarde un  singe de face [...]
    C
Ici ce qui est surtout intéressant c'est que lorsqu'on regarde le dessin de Pascal Picq, censé représenter la face d'un singe, on reconnaît immédiatement...un singe ! et certainement pas un homme...
  • à 3:49 [...] considérer quelle est la place de l'homme dans la nature actuelle, donc on voit bien qu'il fait partie des singes, plus précisément des hominoïdes [...]
Il faudrait savoir, est-ce que l'homme fait partie des singes ou bien, « plus précisément », des hominoïdes ? La réponse est contenue dans la question et j'y ai déjà répondu ici, en étant même plus précis que Pascal Picq lui-même :
    • Pour résumer nous sommes, nous les hommes, des Hominoïdes, comme les gibbons, des Hominidés, comme les orang-outans, des Homininés, comme les gorilles, des Hominini, comme les chimpanzés, mais comme tous ces singes ne sont pas des hommes nous ne sommes pas plus des singes nous-mêmes.
  • à 2:20 [...] il y a des singes qui ressemblent plus à nous qu'aux autres singes, on les appelle les grands singes [...]
On voit encore ici l'imprécision de Pascal Picq quand il parle des « singes » ; nous sommes donc supposés être non seulement des singes mais également des grands singes, alors pourquoi opposer et comparer les grands singes...à nous !? Si nous sommes des grands singes pourquoi dire «on les appelle les grands singes » en faisant clairement référence aux chimpanzés, gorilles, orang-outangs, mais en ajoutant dans la foulée « mais bien sûr il y a l'homme » ; là aussi il faudrait savoir, soit les grands singes nous ressemblent, et alors nous n'en faisons pas partie, soit nous sommes nous-mêmes des grands singes, et alors il est idiot de dire que les grands singes nous ressemblent, en tout cas c'est contradictoire et ne peut que jeter la confusion chez un auditeur attentif.

Et la confusion reprend immédiatement et sans transition :
  • à 2:31 [...] c'est un groupe qu'on appelle les Hominoïdes, c'est à dire qui ressemble à l'homme [...]
C'est exactement ce que je disais avec « Pour résumer nous sommes, nous les hommes, des Hominoïdes, etc. », donc je suis entièrement d'accord avec Pascal Picq sur ce point, mais là où de toute évidence nous divergeons (et je ne suis pas le seul à diverger, Yves Coppens fait partie de ma bande comme je l'ai montré ici) c'est quand Picq fait l'équivalence singe = hominoïde alors que pour moi le singe et l'homme font partie des hominoïdes, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.

Autrement, si l'on met de côté toutes les confusions générées par Pascal Picq quand il utilise les mots singe, grand singe et humanoïde pour soi-disant « éclairer » son auditoire sur ce que nous sommes vraiment, la vidéo est quand même très instructive et on y apprend quantité de choses intéressantes, par exemple que nous avons 32 dents tout comme les singes mais aussi comme un individu datant de 32 millions d'années (et dont je n'ai pas bien saisi le nom, Picq mangeant une syllabe sur deux en moyenne...) et trouvé sous forme de fossile en Egypte, mais qui ne semble pas être considéré comme un singe par Pascal Picq...

Autre passage instructif quand il dessine au tableau ceci :


Et


Nous comprenons parfaitement que

  1. nous ne descendons pas du singe, contrairement au « vieux schéma hérité d'Aristote » appelé « l'échelle naturelle des espèces » dans laquelle on voit l'homme, tout à droite, semblant issu d'un singe qui se serait redressé
  2. nous avons un dernier ancêtre commun (DAC) avec le chimpanzé, mais nous avons également un ancêtre commun avec le gorille et un autre avec l'orang-outang
  3. contrairement à ce qu'affirme Pascal Picq, rien dans ce schéma n'indique que l'homme soit un « singe », puisque ce mot n'est pas utilisé !
Rappelons que c'est Pascal Picq lui-même qui dit clairement dans la vidéo que « c'est un groupe qu'on appelle les Hominoïdes », et là je suis à 150% d'accord avec lui !


Venons-en maintenant à l'article de L'Express (numéro 3440, page 119) intitulé « La leçon des grands singes  »

Cet article est introduit comme suit par la journaliste :
  • Dans Qui va prendre le pouvoir ? Les grands singes, les hommes politiques ou les robots (Odile Jacob), le paléoanthropologue Pascal Picq fait le lien entre les chimpanzés, les humains et les machines. Eclairant.
Je suis allé dans la foulée sur Amazon pour commander cet ouvrage, car j'aime bien creuser les choses et ne pas me contenter de propos de seconde main pour me faire une opinion, cependant, avant d'avoir lu ce livre voici comment il est présenté :
  • "C'est nous qui éliminons les grands singes et qui créons les robots. Comment apprendre à vivre avec ces nouvelles intelligences artificielles pour assurer un futur meilleur à l'humanité ? Ma réponse d'éthologue et de paléoanthropologue est qu'il nous faut d'abord comprendre les intelligences naturelles qui accompagnent notre évolution, à savoir celle des singes et des grands singes. Sinon nous serons les esclaves des robots." P. P. Ce livre plein d'humour nous apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur les hommes (et femmes) politiques, sur les grands singes... et les robots. Ce livre est aussi un bestiaire à clés, où toute ressemblance avec des personnages existants risque de ne pas être pure coïncidence...
Si ce qui est écrit entre guillemets est bien de la main de Pascal Picq lui-même on ne peut que constater qu'il fait nettement une distinction entre les grands singes et l'homme.

A l'heure où je consulte les commentaires sur Amazon il semble y avoir au moins un lecteur du même avis que moi :
  • Par elicha le 21 mai 2017 Format: Format Kindle Achat vérifié
    Ce livre est un gros pavé, j'ai lu d'abord les chapitres qui traitent de la relation avec nos politiques et ensuite je n'ai eu qu'une envie c'est de lire l'intégralité du livre et ça me donne envie de lire les autres ouvrages de l'auteur car il me semble que nous avons beaucoup à apprendre de nos cousins singes !!!        
Je suis d'accord, les singes sont nos cousins, pas nos frères...Je partage 100% de patrimoine génétique avec mon frangin et mes cousins, mais seulement 99% avec le chimpanzé, lequel n'est finalement, quand on y réfléchit bien, même pas un vrai cousin mais un cousin symbolique (on peut même aller jusqu'à le qualifier de frère symbolique si on y tient vraiment et pour faire plaisir à Robert)

En attendant de recevoir et de lire le livre voici quelques extraits de l'entrevue entre la journaliste et Pascal Picq :
  • L'Express - Les grands singes, on le sait, sont très proches de nous d'un point de vue génétique. [...] les chimpanzés pourraient en remontrer à nos dirigeants en matière d'art politique ! Pourquoi, justement ?
Pascal Picq ne reprend pas la journaliste, il aurait pu lui répondre par exemple « mais nous sommes nous-mêmes des grands singes », à moins que la journaliste n'ait pas fidèlement reporté sa réponse, ce qui est aussi fort possible.

  • L'Express - Ce goût des chimpanzés pour les manœuvres de pouvoir est-il génétique ?
Ce à quoi Pascal Picq répond :
  • Justement non, et c'est bien pour cela que les sciences humaines devraient aussi regarder du côté des grands singes ! [...]
Il devient clair, d'après ce passage, que l'homme s'est séparé des singes à partir du moment où il a pu avoir des comportements (ici des manœuvres de pouvoir) nettement plus élaborés nécessitant l'apport des « sciences humaines » pour comprendre en quoi ils diffèrent ; c'est bien aussi pour cela que le concept de singe est purement subjectif et n'a rien de vraiment scientifique, les hommes pouvant se traiter de singes si cela leur chante !
  • L'Express - Que nous apprennent les grands singes sur la façon de faire de la politique ?
  • P.P. Ils nous montrent que la politique a toujours existé, et pas seulement chez les humains. [...]
Encore une fois, si l'homme était un grand singe la question de la journaliste reviendrait à demander : « Que nous apprennent les hommes sur la façon de faire de la politique ?  » ; et Pascal Picq ne la reprend toujours pas, le « Ils » fait référence aux grands singes et il est évident qu'il n'inclut pas les humains quand on lit la suite de sa phrase !
  • P.P. [...] Pierre Boulle en 1963. L'auteur imagine un monde dominé par les grands singes, dans lequel les hommes sont rabaissés à une condition inhumaine. [...]
C'est encore plus clair ici, c'est Pascal Picq lui-même qui fait une nette différence entre les grands singes et les hommes, à moins encore une fois que la journaliste ait déformé ses propos...

Un autre livre est cité, celui de Frans de Waal, La politique du chimpanzé, que j'aurais bien aimé lire mais il s'avère qu'il coûte...81,34 euros d'occasion !  (et pour seulement 218 pages...) ; voici un commentaire sur Amazon :
  • Par P. Schnoebelen le 26 novembre 2003   Format: Broché
    De Waal nous decrit la vie d'un groupe de chimpanzes qu'il a observe pendant des mois au zoo d'Arnhem. Dans un langage volontairement anthropomorphiste il raconte les ambitions frustrees des jeunes males, la dynamique des alliances, le nepotisme, la lutte quotidienne pour le pouvoir sur le groupe. Ceci jusqu'au coup d'etat et la mise a mort du chef dechu.
    De Waal est un specialiste du comportement des grands singes. Son recit est passionnant car il est vrai. La conclusion s'impose : si les agissements de ces chimpanzes nous sont aussi limpides, c'est parce qu'a un certain niveau, et sans en avoir conscience, ils ont les memes motivations, les memes ressorts, que nous autres etres humains.
    Attention : certains lecteurs rejetteront dogmatiquement cet ouvrage. Ils croient qu'il tend a montrer que le comportement humain n'est pas plus noble que celui de vils animaux. Ou bien que De Waal pense que la mise a mort d'un rival est une chose naturelle, donc bonne (variante : donc inevitable). Ce n'est pas son objectif. De Waal aime les grands singes. Il veut simplement comprendre ce qui se passe dans la tete de ses amis chimpanzes. 

Pour aller plus loin sur le sujet, quelques éléments pour ajouter à la réflexion, ou à la confusion...
  • Le Singe, l'Afrique et l'homme par Yves Coppens :
    • L'homme ne descend pas du singe, mais d'un singe; son origine est unique, son berceau tropical, est-africain, et son histoire plonge dans un passé vertigineux dont ce livre raconte les 70 derniers millions d'années.
  • L’homme est-il un singe comme les autres ?
    • Oui ! affirme dans son dernier livre Emmanuelle Grundmann, primatologue qui a vécu avec les orangs-outans dans la forêt de Bornéo. Pas tout à fait, pensons-nous.
    • [...] il y a en l´homme une dimension morale et spirituelle et une potentialité créative qui le différencie des autres êtres vivants. Le simple fait, d´ailleurs, de nous poser la question de l´existence ou non d´une différence entre les animaux et nous nous distingue d´eux absolument.
  • http://www.alex-bernardini.fr/evolution/evolution-homme.php
    • Soyons clair, l'homme ne descend pas du singe ! Ceci est une ÉNORME IDEE RECUE, bref, une ERREUR ! Tout comme son lointain cousin le singe, l'homme est un primate, de ce fait ils ont UN ANCÊTRE COMMUN ! "Les hominidés sont les représentants de la lignée humaine depuis qu'elle s'est SÉPARÉE de celle du chimpanzé."
  • http://forums.futura-sciences.com/paleontologie/264219-lhomme-un-singe.html
    • En fait le souci c'est que le mot "singe" fait partie de ces termes de la vie de tous les jours qui ne sont pas idéaux scientifiquement.
      Si on prend la définition de singe comme "tous les simiens (ou simiiformes plus scientifiquement) sauf l'homme" alors le terme de singe n'est pas un groupe valide scientifiquement. [...] C'est pourquoi en science il vaut mieux parler de simiiformes que de singes. Donc en fait l'homme est un simiiforme. Dire que c'est un singe est plus une question philosophique que scientifique.
    • L'Homme et le singe sont tous les deux de l'ordre des primates. Pour moi ça ne va pas plus loin.
    • [...] le terme singe n'est pas scientifique. Pas plus que celui d'invertébré. [...] En clair : Singe = Simiens - Homme (par définition).
    • Scientifiquement, il y a des mots comme primates, simiens, anthropoïdes, hominidés, etc. pour véhiculer ces idées. Il n'est pas scientifique d'utiliser des termes autres que ceux utilisés par les scientifiques.
    • Que les scientifiques savent (sic) ce que sont les simiens, je veux bien le croire...Cependant en terme de vulgarisation il est plus simple d'expliquer que l'homme est un singe, plutôt que d'introduire des mots pompeux que les gens oublieront en moins d'un jour. [...] Et pour faire évoluer les mentalités, rien de tel que d'expliquer de temps en temps que l'homme est un singe, ce qui est beaucoup plus parlant que d'expliquer que l'homme est un simiens et ce qu'est un simiens...
Et pour finir, car il faut bien finir un jour (j'aurais pu citer des tonnes de liens où l'on voit vraiment de tout), voici Oumma, « un site d'information portant un regard musulman sur l'actualité et proposant des dossiers sur l'Islam et le monde musulman. » pour bien montrer que même un site à caractère religieux peut aussi être sérieux :
  • «S’il est faux de dire que l’homme descend du singe, c’est tout simplement parce que l’homme est un singe », affirme la paléoanthropologie contemporaine. Or ce propos n’a rien de burlesque. Le discours scientifique est fondé à affirmer, preuves à l’appui, que nous appartenons à la même famille que nos cousins arboricoles.
  • Rappelons d’abord que l’argument qui fonde une telle affirmation est emprunté à la classification des espèces, c’est-à-dire à la phylogénétique. Les hommes, comme les grands singes africains (gorilles, chimpanzés et bonobos), appartiennent à une même famille : les hominidés. Les hommes et les chimpanzés, en particulier, ont un degré de parenté biologique estimé à 97 %. C’est un fait avéré, et la science moderne l’affirme : nous partageons avec les singes africains l’essentiel de notre patrimoine génétique.
  • Pourquoi ne pas admettre, demande Pascal Picq, que les singes, comme nous, « font de la politique » et connaissent « la distinction entre le bien et le mal » ? Et si, en faisant de l’homme un singe, on faisait du singe un homme ?
Robert serait-il musulman ? Il devrait, puisqu'il n'est pas burlesque... Mais nous voyons bien ici encore la même confusion, un coup l'homme est un singe, un autre il est « comme les grands singes » et appartient à la famille des hominidés. Et n'avais-je pas moi-même écrit ici :
  • Pascal Picq a choisi de dire que « l'homme est un singe », mais d'après ce que je vois il aurait à la rigueur été préférable (bien que tout aussi critiquable)  qu'il dise que tous les singes sont des hommes, puisque nous sommes tous des Hominoïdes !
Je ne suis pourtant pas musulman, mais force est de constater que l'approche est identique :
  • Et si, en faisant de l’homme un singe, on faisait du singe un homme ?
  • il aurait à la rigueur été préférable (bien que tout aussi critiquable)  qu'il dise que tous les singes sont des hommes

Bref un vrai sac de nœuds que certains se plaisent à nouer toujours plus fort.

Et ma conclusion sera la même que la dernière fois :
  • Pour résumer nous sommes, nous les hommes, des Hominoïdes, comme les gibbons, des Hominidés, comme les orang-outans, des Homininés, comme les gorilles, des Hominini, comme les chimpanzés, mais comme tous ces singes ne sont pas des hommes nous ne sommes pas plus des singes nous-mêmes.

Et un dernier message à l'attention de Robert :



dimanche 4 juin 2017

Jean-Pierre Bardinet n'est pas mort, il bouge encore !

Dans mon précédent billet sur la pitoyable décision de Trump de sortir de l'accord de Paris j'écrivais :
  • Il va sans dire que les habituels bouffons vont immédiatement saluer cette catastrophique initiative [...]
Les « habituels bouffons » auxquels je pensais sont étrangement calmes ces derniers temps et ne semblent pas avoir grand chose à se mettre sous la dent, tellement ils ont peu d'arguments qu'ils n'arrivent de toute façon à faire passer que sous forme d'opinions.

Mais en regardant bien on arrive quand même à trouver certains animalcules frétillant ici ou là en tentant de faire croire qu'ils existent encore, alors qu'ils ne sont que des zombies revenant sans cesse à la surface et agitant toujours les mêmes chiffons qu'ils sont persuadés brandir comme des étendards.

Ainsi dans le dernier article du Monde sur le sujet, intitulé Climat : après l’annonce du retrait américain, une onde de choc et des questions, dans les commentaires nous voyons apparaître, à deux reprises s'il vous plait, ce qu'il reste de Jean-Pierre Bardinet :
  • JEAN-PIERRE BARDINET il y a 2 jours
    Serait-ce le début du commencement de la fin du dogme du réchauffement climatique anthropique, basé sur la pseudo-science du GIEC, et qui a engendré une hystérie alarmiste politico-écolo- médiatique climatique totalement délirante ?

  • JEAN-PIERRE BARDINET il y a 2 jours
    C’est une excellente nouvelle pour tous les citoyens du monde, qui sont rackettés par des politiques climat-énergie aussi inutiles qu’onéreuses. Mais nos gouvernants, qui ont gobé tous les mensonges onusiens et qui se sont ralliés de manière inconditionnelle et irrationnelle à l’alarmisme climatique, auront-ils le courage et la lucidité de se rendre compte de leurs erreurs et de corriger les méfaits engendrés par leurs absurdes politiques climat-énergie ?Serait-ce le début du commencement de la fin du dogme du réchauffement climatique anthropique, basé sur la pseudo-science du GIEC, et qui a engendré une hystérie alarmiste politico-écolo- médiatique climatique totalement délirante ?
Ainsi pour Bardinet quand un clown fait ses pitreries aux yeux du monde cela signifie que le réchauffement climatique s'est arrêté et qu'on peut par conséquent se remettre à appuyer sur la pédale et envoyer encore davantage de CO2 dans l'atmosphère.


On ne sait pas trop ce que Trump est censé représenter avec ses doigts, peut-être s'agit-il du QI de Bardinet ?